
Dans une interview exclusive accordée au journaliste Alain Foka, l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo a livré son analyse sur la situation sociopolitique du pays à quelques jours du scrutin présidentiel d’octobre 2025. Le fondateur du Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) s’est exprimé sans détour sur le climat politique actuel, qu’il juge « tendu et inquiétant ».
Interrogé sur les récentes manifestations organisées par des partisans de l’opposition, Laurent Gbagbo a tenu à clarifier sa position :
« Je n’appelle pas à descendre dans les rues, mais je comprends et je soutiens ceux qui le font pour dire non à ce que j’appelle un braquage électoral.»
Cette déclaration, lourde de sens, sonne comme un avertissement adressé au pouvoir en place. Sans appeler directement à la désobéissance civile, l’ancien chef d’État manifeste une solidarité claire envers les voix contestataires. Pour lui, la Côte d’Ivoire ne peut pas continuer à avancer « dans le déni et la confiscation de la démocratie ».
« Quand un peuple sent que son vote ne compte plus, il se défend comme il peut. Ce n’est pas la rue que j’encourage, c’est la dignité que je défends », a-t-il ajouté.