
Le scrutin présidentiel du 25 octobre 2025 s’est globalement déroulé dans le calme sur l’ensemble du territoire ivoirien. Toutefois, à Abobo, commune réputée pour être l’un des bastions du parti au pouvoir, le faible taux de participation suscite de vives interrogations. Et dans les débats post-électoraux, le nom de la maire de la commune, Kandia Kamissoko Camara, revient avec insistance.
Selon les premières issues de la Commission Electorale Indépendante la participation dans la commune d’Abobo serait nettement inférieure à la moyenne nationale. Une situation qui surprend d’autant plus que cette commune populaire a toujours joué un rôle majeur dans les victoires électorales du parti présidentiel.
Dans les milieux politiques et sur les réseaux sociaux, certains militants n’ont pas tardé à pointer la responsabilité de Kandia Camara, maire d’Abobo et ancienne ministre d’État. En tant que première responsable politique locale, elle est accusée de n’avoir pas suffisamment mobilisé les électeurs.

Cependant, d’autres voix appellent à la prudence. Pour un proche de la maire, ces accusations sont “injustes et prématurées”. “Madame la maire a sillonné la commune, elle a sensibilisé les populations à aller voter. Le contexte socio-économique et la lassitude politique peuvent aussi expliquer la baisse de la participation”, a-t-il défendu.
Les observateurs relèvent plusieurs facteurs pouvant expliquer cette situation : désintérêt de certains jeunes pour la politique, manque de cartes d’électeurs récupérées à temps, retards dans l’ouverture de certains bureaux de vote et difficultés d’accès à certains centres.
Ce faible engouement dans une commune stratégique comme Abobo constitue un signal fort pour les acteurs politiques. Il montre que la fidélité électorale ne peut être tenue pour acquise sans un travail constant de proximité.