L’élection du président de l’Assemblée nationale ivoirienne s’inscrit dans un contexte de forte domination parlementaire du RHDP, sorti largement vainqueur des dernières législatives. Dans ce paysage politique marqué par une majorité écrasante, la reconduction d’Adama Bictogo apparaît non seulement comme une option logique, mais surtout comme un choix dicté par la stabilité institutionnelle et la continuité de l’action parlementaire.
Depuis son accession au perchoir, Adama Bictogo s’est imposé comme un homme de consensus, soucieux de préserver l’équilibre entre majorité et opposition dans un hémicycle souvent traversé par de vives tensions politiques. Son leadership a contribué à renforcer l’image d’une Assemblée nationale plus structurée, plus audible et davantage alignée sur les grands enjeux de gouvernance et de développement.
Sur le plan politique, le RHDP n’a objectivement aucun intérêt à rompre avec une dynamique jugée positive. Reconduire Adama Bictogo, c’est capitaliser sur l’expérience, la maîtrise des procédures parlementaires et la connaissance approfondie des rouages institutionnels.
L’annonce de l’annulation de l’élection initialement prévue le vendredi 16 janvier, par un communiqué signé du doyen d’âge Mamadou Diawara, a certes alimenté interrogations et spéculations. Toutefois, cela ne remet nullement en cause les rapports de force réels au sein de l’Assemblée.
En réalité, aucune alternative crédible ne semble aujourd’hui en mesure de s’imposer face à Adama Bictogo. Son profil rassure autant la majorité présidentielle que certains acteurs de l’opposition, qui voient en lui un interlocuteur ouvert et pragmatique.
À ce titre, sa reconduction serait perçue comme un choix de raison, privilégiant l’efficacité et la continuité plutôt que les calculs internes ou les ambitions individuelles.
En tout cas, sauf un retournement majeur, l’élection du président de l’Assemblée nationale devrait consacrer la reconduction d’Adama Bictogo.
